Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique à Paris

Ptose mammaire, seins vidés et tombants

Définition de la ptose mammaire ?

La ptose mammaire est définie comme un sein tombant. Le volume de la poitrine peut lui être normal, trop petit (sein hypotrophique ou vidé) ou trop gros (hypertrophie mammaire). Le sein peut plus ou moins tomber et il existe des grades pour décrire le niveau de ptose mammaire (grade 1 l’aréole est au dessus du sillon sous mammaire, grade 2 l’aréole est au niveau du sillon sous mammaire ou légèrement en dessous, grades 3 et 4, l’aréole est franchement en dessous du sillon sous mammaire et regarde vers le bas).

Le sein qui tombe est traité par diverses opérations de chirurgie esthétique, avec ou sans cicatrice visible en fonction des cas et du degré de ptose mammaire.

avant après cure de pose mammaire avec implants mammaires cicatrices

cure de pose avec prothèses

Quels sont les causes de ptose mammaire ?

Parmi les causes les plus fréquentes il faut citer :

  • Origine congénitale, le sein a toujours eu un aspect de sein tombant, dès l’adolescence. Le sein a une taille normale ou au contraire peut être trop petit (hypotrophie), vidé ou trop gros (hypertrophie).
  • Grossesse, allaitement et causes hormonales : causes très fréquentes, la prise puis la perte de poids, la montée laiteuse, le developpement du volume du sein au cours de la grossesse, les dérèglements hormonaux, l’allaitement prolongé participent à la survenue d’une ptose mammaire.
  • Variations pondérales : les variations de poids et amaigrissements massifs fragilisent la peau, les ligaments et toutes les structures anatomiques qui soutiennent le sein et entraînent une ptose mammaire avec un sein le plus souvent tombé et vidé.
  • Vieillissement cutané, relachement de la peau, perte d’élasticité cutanée avec les années qui passent.

Quels sont les traitements possibles ?

Beaucoup de techniques de cure de ptose mammaire sont possibles et sont a établir au cas par cas en fonction :

  • du souhait de la patiente
  • du degré de ptose (grade 1 à 4)
  • de la forme des seins
  • du volume des seins
  • de la qualité de la peau

On commence toujours par régler le problème du volume.
Si la poitrine a un volume normal et qui convient à la patiente, on ne touche pas au volume et on remonte simplement le sein.
Si la poitrine a un volume trop important, il faudra la diminuer en retirant la glande mammaire en excès.
Si la poitrine est trop petite ou complètement vidée comme c’est souvent le cas, il est alors indispensable d’ajouter du volume, soit au moyen de prothèses mammaires (implants mammaires) comme c’est le plus souvent le cas soit en réalisant un transfert de graisse ou lipofilling (lipoaspiration de graisse à un endroit du corps et réinjection dans la poitrine) dans certains cas, à condition que la poitrine ne tombe pas trop.

L’étape suivant consiste à réaliser la cure de ptose en elle même, on parle également de mastopéxie (« remonter le sein ») ou lifting des seins.
C’est lors de cette étape que la peau en excès va être retirée, la forme du sein travaillée et le sein remonté.
Différentes cicatrices sont possible en fonction du degré de ptose mammaire. L’objectif est d’éviter le plus possible les cicatrices.Dans
certains cas, une cicatrice sous l’aréole (voie aréolaire) ou sous le sein cachée dans l’ombre du sillon sous-mammaire et très courte (voie sous-mammaire) associée à la mise en place d’un implant en position de dual plan suffisent à corriger une ptose modérée.
Dans d’autres cas, on fait une cicatrice autour de l’aréole (cicatrice péri-aréolaire) dite technique du round block. Cette technique permet de remonter légèrement le sein et de reconcentrer ou de réduire une aréole trop large. Il s’agit d’une technique qui a été beaucoup utilisée il y a quelques années mais qui l’est de moins en moins. Les risques de cette technique sont de provoquer des fronces autour de l’aréole, d’avoir une cicatrice large et d’avoir une récidive de l’élargissement de l’aréole plusieurs années après. Cette technique est réservée aux ptoses modérées.
Enfin dans les cas de ptose plus importante (majorité des cas), il faut faire une cicatrice autour de l’aréole associée à une cicatrice verticale (technique verticale), qui part de l’aréole jusqu’au sillon sous mammaire. Cette cicatrice fait souvent peur aux patientes mais il faut savoir que de façon assez paradoxale par rapport à ce que l’on pourrait penser, elle est très discrète et souvent quasiment invisible. Enfin dans certains cas de ptose importante, il est indispensable de réaliser en plus de la cicatrice autour de l’aréole et verticale une cicatrice sous-mammaire qui sera cachée dans le sillon (cicatrice en T).

Que faire avant l’intervention de ptose mammaire ?

Consultation avec le chirurgien esthétique
Prise de sang
Consultation avec le médecin anesthésiste de la clinique
Mammographie et ou échographie dans certains cas
Acheter soutien gorge spécifique de contention
Arrêt du tabac le plus tôt possible (pour les cicatrices)
Le pas prendre d’aspirine (fait saigner)
Prévoir une éviction professionnelle d’une semaine pour après l’intervention

Quelles sont les suites opératoires ?

Tout dépend de l’intervention réalisée mais on peut retenir :

  • douleurs modérées au niveau de la poitrine la première semaine, calmées par les antalgiques
  • pansements au niveau de la poitrine tous les jours pendant une semaine
  • soutien gorge de contention 1 mois
  • pas de sport ni de bains 3 semaines
  • éviction professionnelle une semaine

Combien coûte une cure de ptose ? Prix et tarifs.

Les prix et tarifs d’une cure de ptose sont très variables car les interventions sont très différentes l’une de l’autre. Le prix est fonction du type de cicatrice, de la mise en place d’implants ou non, d’un lipofilling éventuel, de la clinique, de la durée de l’intervention… A partir de 4500 euros sans implant et 6500 euros avec implants pour les cas les plus simples à 8000 euros pour les cas plus complexes. Il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique donc qui n’est pas remboursée par l’assurance maladie ni les mutuelles. Parfois une prise en charge peut avoir lieu en cas de malformation associée ou d’hypertrophie mammaire avec plus de 300 grammes par sein à retirer. Mais dans l’immense majorité des cas il n’y a pas de prise en charge.