Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique à Paris

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Hypertrophie mammaire

Asymétrie mammaire traitée par réduction mammaire

Asymétrie mammaire traitée par réduction mammaire

L’hypertrophie mammaire correspond à un volume des seins trop important. La poitrine est forte, les seins sont lourds, tombants (ptose mammaire), souvent asymétriques.

On décide de se faire opérer d’une réduction mammaire car les seins sont tros gros, trop volumineux et donc sont tombants. Le fait d’avoir une poitrine lourde car volumineuse entraîne des douleurs au niveau du dos, des épaules, une gêne à l’habillement, au sport et des problèmes dermatologiques sous les sillons sous mammaires par macération. Il peut aussi y a voir une gêne esthétique car la poitrine tombe, part le côté allongée, les aréoles sont trop larges et la peau peut présenter des vergetures. Le travail ou les activités classiques sont reprises au bout de 7 à 10 jours, la convalescence n’est pas très longue (sauf pour le sport, il faut attendre 2 mois en général).

Causes de l’hypertrophie mammaire

Le plus souvent l’hypertrophie est idiopathique (aucune cause n’est retrouvée). Parfois elle est secondaire à un surpoids. Des causes hormonales ou génétiques sont suspectées.

Dans quels cas envisager une réduction mammaire ?

Dans l’idéal la réduction du volume des seins se fait soit avant d’avoir eu des enfants, soit après. Les chances que la poitrine perde du volume même en maigrissant beaucoup sont très minces. L’intervention peut se réaliser dès la majorité, le plus longtemps possible avant d’avoir des grossesses. Réaliser cette réduction mammaire entre 2 grossesses ou juste avant une grossesse n’a pas trop de sens car le résultat risque d’être altéré. Après les grossesses l’intervention est également bénéfique et il n’y a pas d’âge maximum pour la réaliser du moment que l’état de santé le permet.

Prix de la réduction mammaire : à partir de 3500 euros dans les cas pris en charge par l’assurance maladie.

Questions fréquentes sur la réduction mammaire

Quel est le retentissement de l’hypertrophie mammaire ?

Le retentissement est majeur, à la fois physique, fonctionnel et psychologique. Il existe de façon associée ou non une gène à l’habillement, à la pratique du sport, des dorsalgies (mal au cou, épaules, dos), des troubles dermatologiques sous le sein (macération) et une gène esthétique. De nombreuses patientes vivent très mal cette situation.

Une chirurgie est-elle possible ?

Dans la plupart des cas, oui. Une réduction mammaire ou plastie mammaire de réduction peut être envisagée. Elle vise à diminuer le volume de la poitrine afin de la rendre plus harmonieuse avec le reste de la silhouette, à corriger la chute des seins (ptose) et à rétablir un certain degré de symétrie au niveau des 2 seins (dans les cas francs d’asymétrie).

Réduction de volume des seins par réduction mammaire pour hypertrophie mammaire

Réduction de volume des seins par réduction mammaire pour hypertrophie mammaire

Cette intervention est-elle remboursée par la sécurité sociale ?

Dans certains cas (hypertrophie importante avec plus de 300 grammes d’excès au niveau de chaque sein), une participation de la sécurité sociale peut être envisagée. Elle est de 353 euros pour la partie chirurgie et de 149 euros pour la partie anesthésie et ne couvre donc pas la totalité des honoraires, une partie reste à la charge du patient. Ce n’est pas le cas pour les seins tombants et vidés (ptose mammaire), sans excès de volume.

Quel(s) bénéfice(s) en tirer ?

Diminution des douleurs au niveau du dos, du cou, des épaules, facilités pour le choix des vêtements et l’habillement, pratique plus facile du sport, perte de poids ultérieure, amélioration esthétique, amélioration du ressenti psychologique et de la confiance en soi, disparition des problèmes dermatologiques liés à la macération, diminution du risque de cancer du sein. Les bénéfices de la réduction mammaire sont majeurs et parmis les plus important en chirurgie plastique.

Réduction ptose mammaire avec hypertrophie du volume des seins par technique en T

Réduction ptose mammaire avec hypertrophie du volume des seins par technique en T

A partir de quel âge peut-on faire une réduction mammaire ?

Une fois que le volume de la poitrine est stabilisé, à partir de 15 ans. Plus tôt est réalisée l’intervention et meilleur sera le résultat, les tissus n’ayant pas eu le temps de se distendre. Il n’y a pas d’âge limite pour réaliser une réduction mammaire. Il m’est arrivé de nombreuses fois d’opérer des patientes de plus de 65 ans.

Que faire avant une réduction mammaire ?

Une à 2 consultations sont nécessaires avec votre chirurgien esthétique ainsi qu’une consultation avec un médecin anesthésiste. Un bilan biologique (prise de sang) et une mammographie seront réalisés afin de s’assurer de l’absence de contre-indication au geste (anémie sévère, lésion au niveau du sein…). Un soutien gorge de contention, idéalement de couleur noire et à ouverture sur le devant, vous sera prescrit. Il sera à porter un mois jour et nuit après l’intervention. Des photographies médicales sont réalisées de façon systématique. En cas de surpoids, un régime préalable est vivement conseillé, les résultats de l’opération n’en seront que meilleurs. Le tabac doit absolument être arrêté avant une réduction mammaire car il augmente le taux de complications et retarde considérablement la cicatrisation.

Combien de temps dure l’intervention ?

Entre 1h et 2h.

Réduction mammaire pour gigantomastie avec greffe des aréoles selon technique de thorek

Réduction mammaire pour gigantomastie avec greffe des aréoles selon technique de thorek

Quelle durée d’hospitalisation ?

Les techniques modernes de réduction mammaire qui sont utilisées par le Docteur Vincent Masson vous permettent de rentrer chez vous le soir même ou le lendemain de l’intervention dans la plupart des cas. Aucun fils n’est à retirer (ils tombent seuls) et aucun système de drainage n’est nécessaire contrairement à d’autres techniques.

Quelle anesthésie ?

Anesthésie générale indispensable. L’opération se déroule en position demi assise afin d’obtenir le plus joli résultat possible.

Quel est le principe de l’intervention ?

Après avoir défini avec votre chirurgien la morphologie et la taille désirée, la glande mammaire en excès est retirée, l’aréole remontée à un niveau idéal et souvent réduite de volume et enfin la peau est redrapée afin d’assurer une bonne tenue et un joli galbe à la poitrine. Des dessins préopératoires sont réalisés le matin de l’intervention par votre chirurgien.

Réduction des seins par technique de réduction mammaire, photo avant après

Réduction des seins par technique de réduction mammaire, photo avant après

Où sont les cicatrices ?

Il existe 3 composantes à la cicatrices de réduction mammaire, qui sont proportionnelles à la quantité de sein à retirer. Il y a une cicatrice autour de l’aréole qui permet de la remonter et d’en réduire le daimtre. Puis une cicatrice verticale qui part de l’aréole jusqu’au sillon sous mammaire qui permet de remontrer le sein,  de le soutenir, de diminuer sa largeur. En enfin souvent il y a une cicatrice dans le sillon sous mammaire qui va permettre de retirer tout ce qui était en dessous de ce sillon et de bien accrocher le sein pour éviter qu’il ne retombe. On parle de cicatrices en T inversé ou ancre de marine. La première cicatrice à partir est la verticale et heureusement car c’est la plus visible. Vient ensuite la cicatrice de l’aréole (qui dans le pire des cas peut se cacher par une dermopigmentation ou tatouage d’aréole.). Enfin la dernière cicatrice à partir est celle sous le sein, ce qui ne pose pas de problème car elle est cachée dans le sillon. Mais elle peut être un peu douloureuse les premiers temps dans ses portions internes ou externes (frottements) ce qui est normal. Dans tous les cas il faut savoir que le le processus de cicatrisation est long, les 3 premiers mois les cicatrices sont rouges et inflammatoires puis elles s’estompent tout doucement pour finir par être discrètes à partir de 12 à 18 mois après l’intervention. On dispose de plusieurs moyens pour mettre toutes les chances de son côté de bien cicatriser : pas de tabac, crème sur les cicatrices (cicaplast, cicalfate, dermatix, kelocote, hyaluset, etc), pansements à la silicone (scar si, cerederm, etc.) et laser post opératoire immédiat (urgotouch). Les suites essentielles (rose musquée, hélichryse) fonctionnent également bien.

Le risque de cancer du sein est-il augmenté ?

Non, au contraire, le fait de réduire le volume de la poitrine réduit le risque de cancer du sein (sans le supprimer). La surveillance est classique par mammographie après une réduction mammaire.

Une nouvelle grossesse est-elle possible après la réduction mammaire ?

Oui. Il est conseillé d’attendre au minimum 6 mois, idéalement un an pour que les résultats soient stabilisés.

L’allaitement est-il possible après une plastie mammaire de réduction ?

L’allaitement, quelque soit la technique utilisée et le chirurgien et contrairement à ce que l’on peut lire à certains endroits, n’est pas toujours possible après une réduction mammaire. Il est fonction de la cicatrisation des canaux galactophores. Dans certains cas il sera impossible d’alaiter après réduction mammaire. De manière générale, plus le volume retiré est important et plus l’allaitement risque d’être compromis.

Réduction mammaire : réduire le volume des seins pour hypertrophie mammaire

Réduction mammaire : réduire le volume des seins pour hypertrophie mammaire

La période juste avant l’intervention :

Vous aurez vu votre chirurgien en consultation, idéalement deux fois afin de bien définir ensemble les objectifs de la réduction mammaire et le médecin anesthésiste, au moins 48h avant votre opération. L’aspirine doit être arrêtée 7 jours avant au moins si vous en prennez. Le tabagisme est arrêté plusieurs semaines avant. Un régime aura été réalisé si besoin et le poids normalisé. Pensez à votre soutien gorge de contention qui sera nécessaire pour les suites opératoires. Vous devez être à jeun (ne pas boire, ne pas manger) au moins 6h avant la plastie mammaire de réduction. Les aiselles sont épilées et une douche antiseptique sera réalisée selon les consignes données par écrit.

Quelles sont les suites opératoires d’une réduction mammaire ?

Le pansement réalisé au bloc opératoire par votre chirurgien esthétique est retiré le lendemain. Les suites sont rapides et généralement très simples. Les douleurs sont peu importantes et facilement contrôlées par des antalgiques classiques. Une gonflement (oedème) et une gène à l’élévation des bras sont fréquents les premiers jours. La douche est autorisée dès le lendemain de l’opération, sans pansement ni soutien gorge. Le pansement est très simple, il suffit de mettre des compresses sur les cicatrices après la douche puis de mettre le soutien gorge de contention qui sera à porter nuitet jour pendant 1 mois. Les fils de suture sont résorbables (ils tombent seuls, pas besoin de les retirer).

Une éviction professionnelle est indispensable et sa durée est fonction du métier. Elle va de 5 jours à 15 jours en fonction des cas. Le sport et la baignade sont déconseillés pendant 6 semaines. Vous serez revu régulièrement en consultation après l’opération par votre chirurgien (en général à une semaine, un mois, 3 mois, 6 mois, un an).

Quel soutien gorge porter après une réduction mammaire ?

Les premières semaines un soutien gorge de contention (medical z, z bra, embody…) est prescrit. Il faut qu’il y ait une contention élastique et une compression les premières semaines, bien entendu sans armature. Cela permet la cicatrisation externe et interne et limite les douleurs et les gonflements. Les principaux modèles sont respirants, anti bactériens et se lavent sans problème. On peut bien entendu à ce propos retirer une heure ou 2 son soutien gorge le temps de le laver. La taille sera prescrite par le chirurgien avant votre opération. Généralement le soutien gorge est porté pendant les 2 premiers mois voire 3 mois post opératoires.

La réduction mammaire est-elle une opération douloureuse ?

En général non, les douleurs sont minimes et bien contrôlés par les médicaments classiques.

Quand le résultat est-il visible et définitif ?

Un résultat est visible dès le lendemain de l’intervention quand le premier pansement est retiré. Néanmoins il faut attendre 1 an après toute réduction mammaire afin d’aprécier le résultat définitif.

Les résultats sont le plus souvent spectaculaires et améliorent considérablement la gêne physique, fonctionelle et psychologique qui existait auparavant.

Comment évoluent les cicatrices ?

Les cicatrices sont initialement rouges, en relief et inflammatoires pendant les 3 premiers mois, ce qui est tout à fait normal. Elle peuvent démanger au debut. Une crème cicatrisante vous sera prescrite. Au bout du 3ème mois, les cicatrices deviennent de plus en plus fines et blanches pour finir par s’estomper au bout de 12 à 18 mois en règle générale. Il est impératif de protéger ses cicatrices du soleil la première année afin d’éviter qu’elle ne bronze.

Peut-il y avoir des complications ?

Toute chirurgie est à risque de complication. La chirurgie de réduction mammaire est une intervention fréquente et très codifiée, les complications sont heureusement très rares.

Hormis les rarissimes complications liées à l’anesthésie, on peut citer les complications suivantes (qui sont toutes majorées par le tabagisme et le surpoids, d’où l’intérêt d’arrêter de fumer avant une plastie mammaire et de normaliser son poids).

  • hématome (souvent du à une poussée de tension après l’intervention, apparait immédiatement et nécessite une réintervention).
  • Infection (due le plus souvent à un nodule de cytostéatonécrose dans les seins très graisseux qui se surinfecte. Peut nécessiter une antibiothérapie, parfois une réintervention pour lavage).
  • Désunion cicatricielle. Favorisée par le tabagisme. Une petite désunion (ouverture de la cicatrice) de quelques millimètres sous l’aréole et la cicatrice verticale est très fréquente et sans aucune gravité. Parfois des désunions plus importantes sont observées et le plus souvent cicatrisent seules.
  • Mauvaise cicatrisation, pouvant nécessiter un traitement local ou une réintervention.
  • Allergie et réaction au fils de suture.
  • Troubles de la sensibilité au niveau de l’aréole, réversible en quelques mois.
  • Nécrose de la peau ou de l’aréole, rarissime.
  • Phlébite et embolie pulmonaire comme avec toutes les interventions.
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