Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique à Paris

Augmentation mammaire ou chirurgie des seins à Paris

La chirurgie des seins est actuellement la plus pratiquée en chirurgie esthétique. Découvrez 5 techniques d’augmentation mammaire (augmentation des seins) par le Docteur Vincent Masson, chirurgien esthétique à Paris.

5 techniques d’augmentation mammaire

>> L’augmentation mammaire par prothèse mammaire ou implant mammaire :

Le principe consiste à regalber la poitrine en mettant en place un implant mammaire, le plus souvent en gel de silicone, de forme ronde ou anatomique (en poire) soit devant le muscle pectoral (rétroglandulaire ou prémusculaire), soit derrière le muscle pectoral (rétromusculaire) soit de plus en plus en dual plan ou technique bi plan (la prothèse est à la fois devant et derrière le muscle). Les cicatrices sont quasiment invisibles et placées soit au niveau de l’aréole, du sillon sous mammaire ou sous le bras dans l’aisselle (voie axillaire).

>> L’augmentation mammaire par prothèse mammaire en Dual Plan :

La prothèse est postionnée à la fois derrière le muscle et devant le muscle dans cette nouvelle technique préconisée par le Dr Masson pour un résultat plus naturel.

>> L’augmentation mammaire par lipofilling ou transfert de graisse :

Une lipoaspiration est réalisée et la graisse ainsi aspirée est purifiée par filtrage ou centrifugation puis réinjectée au niveau des seins afin de les regalber. Une ou 2 séances sont nécessaires. La graisse qui est prise reste de façon définitive. La méthode est naturelle. Un débat autour du risque de cancer du sein lié à cette technique de lipofilling a longtemps eu lieu mais au terme de plus de 20 ans de recul, on peut aujourd’hui écarter ce risque.

>> L’augmentation mammaire composite (implant mammaire + lipofilling) :

Le principe est de mettre en place une prothèse mammaire et de cacher ses contours et d’améliorer la forme des seins et le décolleté en injectant en plus de la graisse.

>> La cure de ptose avec prothèse mammaire (ou mastopexie) :

Lorsque la peau est en excès (sein vidé et tombant ou ptose mammaire), une prothèse seule ou un lipofilling ne seront pas efficace pour remonter le sein. Seul le volume sera augmenté. On est alors obligé en plus de l’augmentation de volume de lifter le sein. Différentes techniques existent (round block, technique verticale, plastie mammaire en T). Le principe est d’associer pendant le même geste la pose d’une prothèse mammaire et un lifting (cure de ptose) du sein.

Quelle taille choisir pour une augmentation mammaire ?

Le choix de la taille des prothèses est quelque chose de très délicat lors d’une augmentation mammaire. A vrai dire il s’agit du problème le plus délicat, tout le reste n’est qu’une question d’organisation (rdv chez le chirurgien, prise de sang, mammographie, visite d’anesthésie, prévoir le repos post opératoire…). De technique opératoire (cicatrice aréolaire ou sous mammaire, dual plan ou non…). Et… de patience car les premiers jours sont difficiles, les douleurs sont présentes 3 à 4 jours et assez intenses, il faut porter de 4 à 6 semaines son soutien gorge de contention, le sport est impossible les premiers semaines, les cicatrices mettent une année à partir et la forme et le toucher ne sont définitifs qu’au bout de 3 à 6 mois.

Beaucoup de patientes arrivent à la consultation avec une idée définie de volume d’implant souhaité. Je pense que c’est une erreur car il est très très difficile de se comparer à des photos avant après ou à des amies. J’ai remarqué que ce sont souvent ces patientes qui sont le plus déçues en post opératoire du volume de leur nouvelle poitrine (souvent la trouvant trop petite).

A mon sens il ne faut déjà pas se comparer aux autres. Entre un implant de 300 ml de profil modéré (11,6 cm de base et 4,2 cm de projection) et un implant de 300 ml ou cc de profil extra haut (10,4 cm de base et 5 cm de projection) il y a une belle différence ! Et pourtant le volume est identique… La forme sera par contre toute autre. Il ne faut pas non plus raisonner de façon stricte en terme de taille de soutien gorge ou de bonnet car en fonction des marques de lingerie et des armatures ou du rembourrage il y a une différence énorme.

Un très bon repère est de considérer que 200 cc ou ml correspondent à un bonnet en général.

Lorsque l’on choisi les implants il faut raisonner en fonction de l’épaisseur de la glande mammaire et du muscle en première intention. La peau, le tissu mammaire et le muscle vont venir recouvrir l’implant et il faut donc soustraire leur épaisseur à la base de la prothèse choisie. Habituellement pour mesurer la base mammaire on place un mètre au niveau de l’aréole de façon horizontale et on mesure la largeur du sein désiré. Il faut un écart le plus faible possible entre les 2 seins (pas toujours possible si le sternum est très large et que la patiente est très maigre) et il faut que le sein déborde légèrement sur le côté, vers le bras. On prend la mesure et on retirer l’épaisseur estimée de la glande et du muscle que l’on divise par 2. On obtient ainsi la base mammaire. Il faut ensuite choisir la hauteur de la prothèse ou du moins si celle ci est ronde à quel niveau elle sera placée par rapport à l’aréole. Généralement il manque beaucoup de volume entre le sillon sous mammaire et l’aréole et le sillon sous mammaire est trop haut, il faut l’abaisser. Plus la prothèse est placée base ou plus le sillon est bas et moins il y a aura de volume au dessus de l’aréole et donc plus le résultat sera naturel. La distance entre le sillon est l’aréole est appelée segment 3 et la distance entre le haut du sein et l’aréole segment 2. On cherche à obtenir un segment 3 plus long que le segment 2 pour avoir un résultat très naturel et pour que les prothèses ne se voient pas. Plus on veut un sein bombé vers le haut plus le segment 2 sera long.

Après la base et la position de l’implant il faut choisir la projection. On parle de profil, plat, moyen ou modéré, haut, extra haut. Plus le profil va être haut et plus l’aréole va se décoller du thorax (être projetée). Et donc plus il y a aura de volume mais plus le sein fera gros.

Il ne faut pas confondre petite poitrine et aspect naturel car des seins volumineux peuvent être tout à fait naturels et des petites prothèses peuvent donner un aspect affreux et artificiel. Mais à mon sens l’idéal serait de toujours rester sur un profil modéré (pour gagner 1 bonnet ou 1 bonnet et demi par exemple passer un petit B à un C). Voire sur un haut profil si on veut gagner 2 bonnets (passer d’un B à un D ou d’un A à un C par exemple). Les profil extra hauts donne des seins d’aspect refait et les prothèses extra plates ne servent à rien en esthétique en général, si on décide de recourir à une augmentation mammaire il faut tout de même qu’il y ait un résultat sinon autant ne pas se faire opérer. Sans compter dans sa réflexion que les implants se changent au bout de quelques années, ce n’est pas une opération à vie. Il faut aussi penser que la forme et le volume ne sont pas du tout fixés ou définitifs en fait, si on prend du poids, on perd du poids, on se muscle beaucoup, on perd du muscle, on allaite, on perd en élasticité cutanée, la forme des seins va changer.

En moyenne mais ceci est un avis personnel je pense que les bonnes tailles d’implants se situent entre 180 cc et 390 cc avec une moyenne de 300 cc.